La 5e dimension : joue-la comme les pros

2 avril 2015 - 19:57

Cette année, Les Pieds Carrés ont décidé de marquer à la culotte une équipe decinquième division de district : l’équipe 3 de l’AS Esvres. À la peine depuis la trêve, l’ASE venait d’enchaîner quatre revers de rang. Un bilan qui fait tâche lorsque l’on nourrit une ambition démesurée digne de celle du Stade Rennais : celle de bien figurer. Dimanche dernier, les Esvriens se sont repris et l’ont emporté 4-0 face àPouzay. Du travail de pro… Enfin presque.

Aldo, jamais sans son brassard... enfin, presque (photo Sabrina Fournier).

Aldo, jamais sans son brassard… enfin, presque (photoSabrina Fournier).

Le dimanche, en Indre-et-Loire, c’est le jour du football vrai. Pour qui n’en aurait jamais vu, la cinquième division de district est à la Ligue 1 ce que le cassoulet est au suprême de canard. Ça rappelle quelques saveurs, mais c’est nettement plus indigeste. Et pourtant, on en mange tous les dimanches. Parfois, même, on trouve ça très bon et on en redemande. La cinquième division, c’est aussi le théâtre des émotions. Non, pas encore le théâtre des rêves : n’est pas Old Trafford qui veut. Et surtout pas le stade de l’abbé Georges-Lhermitte. Toujours est-il que chaque week-end, on retrouve dans ce foot d’en bas – cher à un homme du département, Eric Thomas – bien des mimiques du foot d’en haut.

On joue la 86e minute de ce match entre équipes du milieu de tableau. L’avant-centre esvriens entre dans la surface et est victime de ce que l’on appellera « affectueusement » un bon vieux tacle des familles. Celui où soit le ballon, soit le joueur doit être arrêté. Deuxième option, pour le coup. Et l’arbitre de la rencontre n’hésite pas une seule seconde : penalty. Capitaine Aldo, destitué de son brassard un peu plus tôt dans l’après-midi, veut rappeler à tout le monde qui est le patron. Il s’empare du ballon, le pose, prépare sa course d’élan puis catapulte le cuir au fond des filets d’un « plat du pied – sécurité ». Magnifique… si l’arbitre avait autorisé la reprise du jeu par son coup de sifflet. On prend les mêmes et on recommence. Nouvelle course d’élan. Cette fois, c’est à gauche du gardien, les filets tremblent encore. Mais c’était sans compter sur la « Turpinite » aigue de l’arbitre et de son assistant. La troisième tentative est la bonne : l’aîné de l’équipe, comme un symbole, clôt une marque déjà fournie. « On est d’accord, monsieur l’arbitre : je l’ai mis trois fois, ce péno. Donc on peut me compter un triplé, hein ? Ça va encore me couter cher à la buvette ! », plaisante Aldo.

Commentaires

Staff
Aldo CLERICI
Aldo CLERICI 2 avril 2015 21:58
Président

Quelle est sympa cette chronique et quel narrateur ce Benjamin ! En plus d'être Coach, c'est un sacré reporter, faut dire aussi qu'il a fait un tour au Brésil cet été et cela aide... Je lui laisse le soin de vous raconter le prochain épisode car là c'est du top niveau côté scénario et sportif, et pas certain qu'il ne faille pas passer la 6ème (pour ceux qui suivent, je parle de dimension...). Bref si on revient à cette rencontre, elle a fait un bien énorme à l'équipe, au groupe senior et au club. Ce we là carton plein côté victoires du foot à 11 et aussi des U13, sans encaisser de buts ! C'est la preuve que le travail paye et qu'il est justement récompensé. La victoire contre Pouzay, c'est aussi celle de toute l'équipe et c'est en cela qu'elle est belle. Certes l'anecdote "penalty" fait partie de l'histoire, mais c'était écrit, il fallait marquer, le but, les esprits, et la compétition. La prochaine comedia dell arte sera probablement du Veni, Vici, Vidi. Votre serviteur et buteur à ses heures. Allez Esvres

LA BOÎTE À SOUVENIRS

La boîte à souvenirs

 

photos

 

Ce club existe depuis 1938 et à ce titre mérite d'avoir sa boîte à souvenirs .... Alors n'hésitez pas à m'envoyer des photos qui pourraient marquer l'histoire de ce club ..